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Il faut aussi savoir penser à soi

Il faut aussi savoir penser à soi - Patricia Anderson

Dans la rue, en bas de chez moi, un nouveau magasin de vêtements est ouvert. Comme j’ai travaillé toute la semaine, je suis rentrée trop tard chez moi le soir pour aller y faire un tour. Aujourd’hui, c’est samedi, et j’ai décidé de venir en curieuse. Après tout, c’est normal de s’intéresser à la vie du quartier. En plus, c’est le début du mois, et j’ai touché une prime. Je prends un grand sac en cuir, mes bottines en daim, et une tenue décontractée sous mon manteau de laine marron. C’est parti.

Arrivée devant la boutique, mon enthousiasme est au plus fort, les sandales en vitrine ont tout pour me plaire. La mini-jupe noire est divine, et le haut présenté avec sur le mannequin est absolument adorable. Je rentre, prête à remplir mon sac de tout ce qui me plaira.

À l’intérieur, les tons rose et jaune de la décoration sont en harmonie avec la collection présentée. La musique classique est douce et le lieu reposant. Mon œil se pose alors sur l’étiquette du petit haut tant convoité. Et là, je tombe limite en syncope. Le budget prévu pour mes achats dans ce magasin ne suffira jamais.

J’en ai tellement envie que je ne réfléchis pas, je fonce et j’achète les sandales et la jupe avec le haut. Puis je ressors en courant, et me promettant de ne jamais retourner dans ce magasin, jusqu’à la prochaine fois…

J‘ai besoin de me détendre, j’envoie un message à une vieille copine et je la retrouve dans un café. Nelly est une jeune femme très gentille, mais elle a toujours des problèmes avec son travail et avec ses petits copains. Et puis, elle adore la mode, et elle me comprendra quand elle verra ce que j’ai acheté dans un instant de folie. Nous avons donc la matière pour parler pendant des heures, qui passent, s’égrènent, sans que je m’en rende vraiment compte. Elle m’invite à déjeuner chez elle et, m’en sentant obligée, je lui montre mes achats de la matinée. Ses petits cris d’admiration me comblent de joie, mes choix étaient excellents et tant pis pour l’argent. La mini-jupe l’enchante, mais elle m’explique qu’elle ne peut plus en porter. Des veines disgracieuses sont apparues sur ses mollets. Je lui parle alors de ma propre expérience, j’ai fait enlever mes varices au laser. Pas de douleur, et un vrai bonheur niveau esthétique.

Lorsque la journée s’achève, la culpabilité d’avoir trop dépensé s’est envolée, et je vais me coucher le sourire aux lèvres.

À propos de l’auteur :

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Design d’intérieur, « homestaging » ça vous dit quelque chose? Ce sont ici des passions que j’adore. Mes temps libre, c’est à la fois pour rédiger ces billets de blogue et pour passer du temps à décorer des espaces pour des ventes de maison. Car en plus de ces deux passions, je suis aussi et surtout propriétaire d’une boutique. Oui, je suis une femme bien occupée! Bienvenue sur mon blogue et dans ma vie à 100 mille à l’heure!